mardi 1 septembre 2015

Juste avant le bonheur {avis livre}



Photo livre Juste avant le bonheur - Agnès Ledig {avis livre}



Je n'ai rien vu venir. Je n'ai pas pensé une seule seconde que la couverture en noir et blanc, avec une touche de rouge laissait présager une histoire triste. 

Aujourd'hui je vous parle du roman "Juste avant le bonheur" d'Agnès Ledig.

Synopsis : 

Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fées. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d'une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui sourire. Ému par leur situation, un homme les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. Tant de générosité après des années de galère : Julie reste méfiante, elle n'a pas l'habitude. Mais pour Lulu, pour voir la mer et faire des châteaux de sable, elle pourrait bien saisir cette main qui se tend...

« Un hymne à l'espoir qui sonne juste comme une expérience vécue... Un livre poignant, ou le malheur n'a pas le dernier mot. »Le Figaro Magazine


Photos livre Juste avant le bonheur - Agnès Ledig {avis livre}

Pourquoi j'ai aimé 

Les premières lignes du roman m'ont accroché. Un style simple, au fil des phrases on partage les émotions des différents protagonistes. On s'attache à Julie, à son fils, à Paul, à son fils aussi.
On vit avec eux le bonheur nouveau qui leur tombe dessus.

Et puis la claque.

Ce livre m'a énormément bouleversé. Rien à voir avec mon histoire pourtant. Mais il est si bien écrit qu'on est complètement ancrés dedans.
Il fait partie des livres que j'ai adoré mais qui m'ont tellement touché que j'hésiterai à le recommander. Et pourtant, tout ce talent mérite d'être découvert.

Photos

Quelques extraits

"Enfin la voilà cette tristesse qui le ronge depuis des mois. Enfin, elle ose sortir de son repaire, pas fière de s'être cachée derrière des apparences. Montre-toi fichu chagrin, qu'on te fasse la peau. Dissous-toi dans l'eau salée des larmes pour aller te perdre dans les fonds marins."

Sans oublier le proverbe arabe que j'ai découvert avec ce livre. Inspirant pour la vie de tous les jours :
"Ne baisse pas les bras, tu risquerais de le faire deux secondes avant le miracle."

A recommander 

Même s'il m'a fait pleurer comme une madeleine, je le recommande. Peut-être à quelqu'un qui aurait besoin de courage après un coup dur. Car ce livre, dans sa grande tristesse sublime l'espoir et le courage de vivre.

mardi 25 août 2015

5 manies de lectrice


Je lis depuis l'âge de 6 ans. Et en 20 ans de lectures, je peux assurer que j'ai développé un bon nombre de petits tocs, de sales manies et d'étranges comportements...

Un article en somme pour partager avec vous des choses bizarres, peut-être un article à des fins thérapeutiques (n'hésitez pas à me raconter les vôtres...allez s'il vous plait, rassurez-moi, je suis pas la seule..si ?).

1/ Maniaque du bouquin

Je suis une grosse bordélique (je vous jure que le mot est faible). En plus de ça,je ne suis pas soigneuse pour un sou...
Mais alors les livres... C'est maladif : j'en prends soin comme à la prunelle de mes yeux. Je ne corne pas les pages (ou alors d'un léger pincement pour pouvoir noter une phrase plus tard), je ne glisse pas mon livre dans mon sac à mains sans un sachet plastique autour (les clefs peuvent rayer la couverture), je ne pose pas de la nourriture sur les pages (au risque de tacher). Et surtout : je ne "casse" jamais le livre en deux. Abîmer un livre que j'aurai prêté ? Très bonne idée si vous voulez me mettre en pétard !


2/ Les apparences comptent

Quand je décide de m'acheter un nouveau roman (autre qu'un de ceux inscrits dans ma liste de livres à lire), je regarde toujours la couverture. C'est très bête, mais il faut qu'elle me plaise. Si c'est une vulgaire photo trop cliché, bas de gamme ou que je trouve inesthétique : je ne prends même pas la peine de lire le résumé. A cause de cette sale manie il est tout à fait possible que je passe à côté de pépites...

3/ Toujours garder le meilleur pour la fin

S'il y a bien un moyen de torture efficace chez moi, c'est de me menacer de me révéler la fin de mon livre. Oui, véridique, on a déjà eu le toupet de me le faire "Arrête ou je lis la dernière phrase et je te dis comment ça se termine !". Il me serait impossible de lire la fin avant d'avoir tout lu. Impossible. D'ailleurs je ne vois pas l'intérêt : ce serait vraiment gâcher tout le plaisir du livre. Même si je devine le fin mot de l'histoire, je veux le lire !

4/ Je suis une grosse associable

Je peux lire partout, et ça c'est un luxe. Combien de fois j'ai choqué mon entourage "Han mais tu lis en voiture, tu vas avoir envie de vomir". Quoi ? Mais pourquoi vomirai-je ? Au contraire, quand on se tape des heures de voiture c'est quand même le meilleur moment de terminer son pavé ! Je peux lire à la terrasse d'un café, dans le métro, au milieu d'enfants, avec mes potes autour, pendant un film, dans mon bain...Petite, le livre était moyen un hors pair de m'isoler . Dès la première phrase je suis dans le coton de mon imagination et les voix des gens ne me parviennent plus. C'est peut-être agaçant pour les autres (je pense notamment à mon mec lorsqu'on est en voiture).

5/ J'entasse mes étagères 

C'est relativement problématique car j'en fous de partout : étagères, placards, table de chevet, table basse, tiroirs et même bords de fenêtre. Avec 20 ans de lecture à mon compteur, ça fait quelques m³. Je n'arrive pas à jeter les livres : que ce soit mes Chairs de Poule, la collection complète de la Comtesse de Ségur, ou bien les Harry Potter, tout est conservé. Même ceux que je n'ai pas aimé (les livres de philo, si si, ceux dont je ne comprenais même pas le titre).
J'aurai l'impression de commettre un crime contre la culture. Ouais, un peu comme si un livre avait quelque chose de sacré. Flippant, non ?




Bon j'espère que je ne vous ai pas fais trop peur. J'espère aussi que je ne suis pas (trop) seule à faire ces choses-là...

Allez, rassurez-moi, vous aussi vous faites des trucs chelous avec vos livres ? Racontez-moi !

mardi 18 août 2015

Mon livre de l'été : La vérité sur l'affaire Harry Québert {avis livre}




J'ai du mal à trouver par où commencer cet article. J'ai lu ce gros pavé en quelques jours, complètement obnubilée par l'histoire et les personnages. Quand on lit un livre, on trouve toujours quelque chose à redire. Il y a bien toujours un point qui nous chafouine un peu. Et bien, pas dans celui-ci. J'ai trouvé ce livre parfait d'un bout à l'autre. Divertissant, enrichissant, intéressant, passionnant et attachant.

Synopsis 

A New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain a succès, est dans la tourmente: il est incapable d’écrire le nouveau roman qu'il doit remettre a son éditeur d'ici quelques mois. 
Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui: son ami et ancien professeur d’université, Harry Québert, l'un des écrivains les plus respectes du pays, est rattrape par son passe et se retrouve accuse d'avoir assassine, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements: l’enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre a trois questions: Qui a tue Nola Kellergan? Que s'est-il passe dans le New Hampshire a l’été 1975? Et comment écrit-on un roman a succès?
Sous ses airs de thriller a l’américaine, La Vérite sur l'Affaire Harry Québert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.


Mon avis


Comme expliqué plus haut, je n'ai pas juste dévoré ce livre, je l'ai littéralement gloutonné. J'étais en vacances à l'autre bout du monde, et j'ai cherché à m'arranger pour ne pas quitter mon bungalow afin d'avancer plus rapidement dans ma lecture. Oui, c'en était pathologique. Non, ce n'est pas si grave.

Je trouve le synopsis franchement pas à la hauteur du bouquin. Il est question de tellement de choses dans ce livre...On assiste à un parallèle entre une amitié, une histoire d'amour, une enquête, et l'angoisse de la page blanche. Mais il ne faut pas oublier la critique des médias, de la société américaine et d'un système juridique/policier un brin foireux.

L'auteur nous embarque au milieu de toutes ces réflexions avec une tripotée de personnages mordants, vivants et complètement captivants. Le personnage principal est parfois puant, mais il sait être drôle et attachant.

Il va si bien nous plonger dans ses problèmes qu'il m'a été impossible de reposer le livre.

Les critiques

"C'est rare, mais quand cela arrive, rien ne peut couper court à l'excitation. Jeune ou moins jeune, lecteur difficile ou facile, femme ou homme, on lira sans discontinuité jusqu'au bout le roman français de Joel Dicker, 'La Vérité sur l'Affaire Harry Québert'. On n'en sortira qu'épuisé et ravi par le jet continu d'adrénaline littéraire que le narrateur n'a cesser d'injecter dans nos veines." Marc FUMAROLI, de l'Académie Française, Le Figaro Littéraire.


"Si vous mettez le nez dans ce gros roman, vous êtes fichus. Vous ne pourrez pas vous empêcher de courir jusqu'à la six centième page. Vous serez manipulé, dérouté, sidéré, agacé, passionné par une histoire aux multiples rebondissements, fausses pistes et coup de théâtre." Bernard PIVOT, de l'Académie Goncourt, Le Journal du Dimanche.

A recommander

C'est un livre qui peut séduire à peu près tout le monde. En particulier les amoureux des livres, que ce soit des grands romans, des thrillers, des bouquins de plage... C'est un livre qui donne envie d'écrire, de lire et de ne jamais s'arrêter. Et j'espère de tout cœur que l'auteur ne s'arrêtera pas en si bon chemin, j'ai hâte de lire tout ce qui sortira de sa plume.

Ma Note

Pour moi c'est un sans faute.
«««««

Je terminerai sur une citation de l'auteur :
"Un bon livre, Marcus, est un livre qu'on regrette d'avoir terminé". Joël Dicker

dimanche 9 août 2015

La Ballade d'Hester Day {avis livre}

Photo Livre "La Ballade d'Hester Day" Mercedes Helnwein

C'est sur un fond de musique country que se dessine l'histoire d'Hester Day. Au fil des pages on apprend à apprécier cette jeune cynique que tout excède (surtout la vie).

Refusant l'ennui et de suivre le modèle de sa mère (l'américaine de banlieue parfaitement conforme), Hester, notre personnage principal va chambouler sa vie et prendre la route.

Accompagnée d'étranges énergumènes, ses aventures vont prendre une tournure souvent grotesque et parfois très réaliste. 

Synopsis :


C'est l'histoire d'une fille qui ne voulait pas aller à son bal de promo, d'un apprenti poète qui l'a épousée pour trouver l'inspiration et d'un petit garçon rondouillard qui, à défaut de devenir cow-boy de l'espace, est ravi de tracer la route en camping-car avec eux. L'équipée sauvage d'Hester Louise Day promet un voyage épique. La famille, même bricolée, ce n'est jamais un long fleuve tranquille, surtout quand on est recherché par la police et le FBI. Quand Jethro, son cousin de 10 ans, s’est invité dans le road trip, Hester n’a pas réfléchi aux conséquences. Ça ne la dérange pas d'être rattrapée, seulement, pas tout de suite, pas trop vite…

Photo Livre "La Ballade d'Hester Day" Mercedes Helnwein

Pourquoi j'ai aimé :

J'ai aimé avoir l'impression de vivre moi-même ce road trip rocambolesque !
Je me suis vue les jambes allongées sur la boite à gant, les yeux rivés sur les paysages qui défilent...

Les personnages sont attachants, même Hester malgré une petite réticence au début du roman (elle avait tendance à m'agacer).

Un extrait : 

" Un sourire se dessina lentement sur mon visage et il me vint à l'esprit que tout ce qui était en train de se produire touchait peut-être à une forme de perfection. Peut-être que, contrairement à ce qu'on aurait pu croire, ces deux dernières semaines avaient été parfaites. Si on en retirait ne serait-ce que quelques minutes, l'expérience dans son ensemble aurait bien moins de sens"

A recommander à :

C'est le livre idéal pour ceux et celles qui envisagent un road trip (ou même un trajet en camping-car).

Citation Livre "La Ballade d'Hester Day" Mercedes Helnwein


Terminons en musique ♥♫ :




mardi 7 juillet 2015

L'affaire Thomas Quick : histoire vraie et aberrante {avis livre}


Couverture livre : L’affaire de Thomas Quick par Hannes Rastam


Aujourd'hui je vous présente un livre un peu particulier : ce n'est pas un thriller, ce n'est pas un simple roman, mais il n'en est pas moins captivant, déroutant et inquiétant.

Pour vous mettre en bouche, voici le synopsis : 
Dans les années 1990, Thomas Quick fut reconnu coupable de huit meurtres et en confessa vingt-cinq autres, commis entre 1964 et 1993. On le considéra comme le violeur, cannibale et tueur en série le plus impitoyable de l'histoire scandinave. En 2008, le journaliste Hannes Råstam lui rend visite à l'hôpital psychiatrique où il est interné à vie. Il rassemble ensuite les documents liés à l'enquête, décortique les interviews et les déclarations de Quick, étudie les verdicts, les reconstitutions des crimes. Il découvre alors l'impensable : Thomas Quick est un mythomane, mais pas un criminel. Comment un affabulateur inoffensif peut-il, sans preuves et sans témoins, être accusé et condamné ? Depuis la parution de cet ouvrage, Thomas Quick a été acquitté, puis libéré en 2014.

Présentation livre : L’affaire de Thomas Quick par Hannes Rastam

Perso, il ne m'en pas fallu plus pour me convaincre de dévorer ce bouquin. Avant toute chose, n'oubliez pas que l'on connait la fin de cette histoire : Thomas Quick (pseudonyme de Sture Bergwal) a été acquitté des meurtres dont il était accusé. Je vous spoile sans vous spoiler (ouh c'est pas bien français tout ça).

On découvre au fil du livre, comment une arnaque judiciaire s'est montée petit à petit. La toute première question que je me suis posée est : pourquoi Thomas Quick confesse des meurtres dont il n'est pas coupable ? Il y a plusieurs raisons à cela mais elles sont vraiment absurdes. Je me suis demandée comment l'entourage policier/judiciaire puis médical a pu laisser faire un truc pareil ?! L'auteur, Hannes Rastam nous dévoile que chacun des protagonistes de ce scandale judiciaire avait son petit intérêt (le procureur fait carrière, le corps médical appui ses théories...). Lorsque j'ai appris que les faux aveux ne sont pas des cas rares lors d'enquêtes, ça m'a tout bonnement glacé le sang...

J'ai lu un livre dont on sent le travail d'investigation à chaque page. L'auteur s'est vraiment cassé la tête à mettre bout à bout les comptes-rendus d'interrogatoires et les faits. Il a su confronter les couacs, les alibis, les rapports erronés. Grâce à ce travail monumental, il a fait acquitter Thomas Quick, un mythomane qui avait besoin d'attention et qui a sombré dans la toxicomanie (avec l'aide de ses thérapeutes). Un grand bravo pour cet homme. Il m'a d'autant plus touché qu'à la fin de son travail, l'auteur est tombé malade (il a d’ailleurs succombé à son cancer en 2012), Thomas Quick en a été bouleversé "Il faut que Hannes soit...en bonne santé...pour le dernier acquittement". 

J'ai trouvé ça beau. Car l'auteur et journaliste, Hannes Rastam a fait son travail sans jamais salir le présumé coupable. Ça m'a touché car c'est bien la démonstration d'un homme qui a produit un travail de qualité tout en conservant ses valeurs.

Zoom couverture livre : L’affaire de Thomas Quick par Hannes Rastam

Je conseille donc grandement ce livre, qui n'est pas un roman, mais un travail d'investigation remarquable, qui a merveilleusement bien porté ses fruits. Il mérité d'être lu car ceux qui ont contribué à ce scandale judiciaire n'ont jamais payé pour leurs fautes.